ToraX : Les Versets Diaboliques – Préambule.

Du Burlesque au Désespoir… du Diasyrme à l’Espoir…

La critique littérale du texte est imposé par l’affirmation yahwiste[1] suivante : « TOUT dans le ‘houmash[2] a d’abord un sens littéral strict avant tout sens allusif, métaphorique ou caché. »

            Selon ces mêmes yahwistes, il ne peut et ne doit pas être remis en cause. Soit. Si tout a sens littéral, analysons celui-ci. Le résultat intègre et objectif de celui-ci ne pourra donc être contesté à cause l’affirmation initiale « tout à un sens littéral », ad pedem litterae. Ce « sens littéral » est dénommé par les yahwistes eux même –pchat, פשט.

Si diasyrme, critiques acerbes, pamphlets, ironies, dérisions dont autodérisions et diverses autres stylistiques littéraires produite dans cet ouvrage devaient porter atteinte à l’honneur, l’intégrité morale ou la réputation d’un individu. Il serait de son droit et de son devoir d’attenter un recours en justice. Il pourrait sembler utile de préciser que tous les personnages concernés sont fictifs, cela risque de rendre difficile la présentation d’un recours de leur fait. Quand bien même ils auraient existé, ils ne seraient plus de ce monde, et de facto, dans l’impossibilité de se représenter, ce que je déplore.

Concernant les personnages, une atteinte du même ordre à leur encontre devra être présentée par l’auteur ou le titulaire des droits d’auteur. Le prétendu auteur avéré du texte concerné et des personnages qui y sont mis en lumière ayant mystérieusement disparu peu avant la fin de la rédaction de son œuvre, ne sera donc pas en mesure de présenter une requête. Le ou les auteurs authentiques, a priori décédés depuis plus de 70 ans, ne seront pas en mesure de présenter une requête concernant l’œuvre, tombée par définition dans le domaine publique.

Si à tout hasard, un des auteurs prétendus décidait de présenter une requête, il lui faudrait au préalable prouver qu’il est bien le producteur de ce qu’il défend ; je cite en l’espèce M. Yehvah Elohim, M. Moïse Levy, Sa Majesté Josias Ben Amon, Sa Sainteté Esdras. Dans tous les cas, tous les producteurs d’une requête devraient s‘avérer saints de corps et d’esprit. En effet, en vertu des référentiels psychiatriques actuels, on attribue au fait qui consiste, pour un adulte, à s’adresser à un personnage imaginaire, qu’il déclare exister et être réel ainsi que de recevoir de sa part des ordres quelconques, non seulement de massacres humains ou animaux, de mutilations ou de violences variées, relève de la schizophrénie aggravée.  

Les critiques morales sont produites en vertu des considérations humanistes modernes ou des lois en vigueur dans les démocraties progressistes. L’intensité de la critique ainsi que les diverses désapprobations sont à attribuer à la sensibilité de l’auteur. Par exemple, certains auteurs pourraient considérer le fait qu’un ogre de Grimm bouillant et dévorant des enfants soit (concernant l’acte décrit et la psychologie et moralité du personnage même imaginaire qui l’induisent) acceptable et justifié. S’en serait abominable pour d’autres. Les lois actuelles permettent heureusement de déconseiller ou d’interdire avant un certain âge, la consultation de certaines œuvres esistent.

En France, en vertu l’article 14 de la loi du 16 juillet 1949, une commission est chargée d’examiner « …les publications de toute nature présentant un danger pour la jeunesse en raison de leur caractère licencieux ou pornographique, ou de la place faite au crime, à la violence, à la discrimination raciale… »

Globalement, pour le sujet qui nous concerne : nous tenterons toutefois de sourire et de faire appel à l’humour entre nausées, vomissements, crises de larmes et de désespoir.


[1] Yahwiste : considère ici le sens général de « craoyant dans le fait que la divinité cananéenne YHVH, soit dieu unique omniscient, omniprésent, omnipotent, créateur de l’univers et réglant la destinée des hommes. »

[2] ‘houmash : de l’hébreu חומש. De par sa racine חמש‘hamesh, « cinq », fait références au cinq livres de Moïse, communément appelés « Pentateuque ».

Précisions préalables au suivi de l’analyse :

La rédaction francophone impose l’usage de référentiels francophones faisant autorité dans le milieu étudié. Ainsi, la traduction référentielle de base choisie, n’est autre que la version officielle de la « Bible du Rabbinat »[1] et de son texte d’origine datant de 1899, dirigée par le Grand Rabbin Zadoc Khan.

Celle-ci sera signalée « … »TO, pour « Traduction Officielle ».

Une traduction alternative, sera présentée dans un but comparatif. Cette seconde traduction est extraite de la version du rabbin Arye Kaplan, référence reconnue et admise pour la matière qui nous concerne, présentée dans l’ouvrage intitulé : « La Torah vivante »[2].

Celle-ci sera signalée « … »TS, pour « Traduction Secondaire ».

L’hébreu originel n’intégrant ni variantes de casse, soit l’absence de majuscule, ni ponctuations : il n’appartient qu’à ses traducteurs de justifier le positionnement de majuscules et de diverses ponctuations, en particulier, des exclamations et interrogations.

Lorsque cela s’avèrerait judicieux, trois autres traductions seront proposées.

La première consiste en une traduction brute et littérale qui fait fi de toute stylistique.

Celle-ci sera signalée « … »VB, pour « Version Brute ».

La seconde consiste en une traduction stylisée, le plus conforme au sens premier et acceptable du texte original. Celle-ci sera signalée « … »VR, pour « Version Rectifiée ».

La troisième forme, consistera en une traduction alternative issue de ce que le texte seul permet objectivement de transposer.

Celle-ci sera signalée : « … »VA, pour « Version Alternative ».

Afin de respecter au maximum la restitution du texte de base, la traduction brute(VB) sera produite en bas de casse, en dépit des règles rédactionnelles usuelles de la langue française. Les noms bibliques seront cités selon ce que présente la traduction officielle référente ou d’après le consensus admis pour la langue française, hormis pour les corrections brutes, rectifiées et alternatives. Les noms et prénoms, quelles que soient leur affectation, seront signalés en italique nom et translitérés de manière phonétique recevable pour un lecteur francophone. Par exemple : « …Ève, dans la traduction officielle…»TO, contre «  …’havah dans la correction… »VR

Le texte de référence en hébreu est la version massorétique officielle tirée du « Codex d’Alep »[3]. Les translittérations seront donc directement issues de ce référentiel, et restituées selon la possibilité phonétique la plus simple en cas divergence éventuelle. Dans ce sens, les termes sciemment traduits de manière erronée dans les traductions référentielles officielles et secondaires, seront immédiatement barrées : galvaudage.

En sus, sera adjoint la translittération phonétique correcte présentée par le texte, comme suit : galvaudage(fonetik).

Pour le cas où la traduction serait conforme au sens du terme traduit, alors que celui-ci se voit conférer dans le texte de multiples synonymes, le terme exact sera translitéré de la manière suivante : un dieu(el).

Les autres signalements, annotations, mises en valeur, références, connections directes… utilisés pour éclaircir les lacunes ou les travers traductionnels rencontrés dans les versions officielles et secondaires, trouveront le sens d’eux-mêmes, dès que rencontrés dans l’exposé.


[1] KAHN, Zadoc (dir.). « Bible du Rabbinat » [1899]. [En Ligne] Disponible sur :  http://www.mechon-mamre.org/f/ft/ft0.htm et http://www.sefarim.fr/.

[2] KAPLAN, Arye. « La Torah vivante – Les cinq livres de Moïse », éd. BILIEUROPE, 1996.

[3] BLUMENTHAL, George S.. Ben-Zvi Institute, Jerusalem : « The Aleppo codex » [en]

, sur le site Allepocodex.org, [En Ligne] Disponible sur : http://www.aleppocodex.org/  ( Consulté le 23.11.2011.)

Conventions phonétiques de translittération pour cet exposé.

Le kaf – כ : sa forme palatale /k/ sera retranscrite par k ; sa forme gutturale /χ/, l’équivalent du Bach allemand, sera retranscrite par kh. Exemples : melekh, prononcé « mélèch », zakhar prononcé « zachar ».

Le kouf – ק : /k/ sera retranscrit q. Exemple : neqevah prononcé « nékévah ».

Le shin -ש  : /ʃ/ sera retranscrit sh. Exemple : bereshit prononcé « béréchite ».

Le ‘heth – ח : /χ/ équivalent du hijo espagnol, sera retranscrit ‘h. Exemple : na’hash prononcé « najash ».

Le guimmel – ג : conserve invariablement sa prononciation /g/. Exemples : gehinom prononcé « guéhinom » et non « jéhinom », gidon prononcé « guidone » et non « jidone ».

Le hey – ה : sera toujours transcrit quel que soit sa position. Exemple : haleluyah et non seulement haleluya.

Le teth -ט  et le tav – ת : seront retranscrits indistinctement t.

Le ‘ayinע –  : sera retranscrit par le doublement de la voyelle qu’il représente séparé d’une apostrophe, hormis en début de mot où il sera uniquement précédé d’une apostrophe. Exemples : ‘ayin, ya’akov.

Le fey –  פ: sera retranscrit dans tous les cas f et jamais ‘ph’.

En vertu des considérations suivantes liées à l’hébreu et du fait de l’absence des phonèmes français « eu » (/ø/, feu), (/œ/, leur), et « u » (/y/, dur), (/ɥ/, nuit) : un « e » sera toujours prononcé de manière accentuée et un « u » sera toujours prononcé « ou » /u/.

Exemples : elohim se prononce « élohime », otanu se prononce « otanou ».

Les diphtongues induisant des prononciations telles que « aï », « eï », « oï » seront retranscrite ay, ey, oy

Les sonorités nasales, n’existent pas en hébreu : /ɛ̃/, rein ; /ɑ̃/, sans ; /ɔ̃/ : bon ; /œ̃/ : brun.

Elles seront typographiées a minima et devront être prononcée de manière dentale.

Exemples : min se prononce « mine », ein se prononce « éyine », elohim se prononce « élohime », gan se prononce « gane », ‘eden se prononce « édène », adam se prononce « adame », levanon se prononce « lévanone », edom se prononce « édome », yeshurun se prononce « yéchouroune », arum se prononce « aroume ».

Les noms bibliques seront cités selon ce que présente la traduction officielle référente ou d’après le consensus admis pour la langue française, hormis pour les corrections brutes, rectifiées et alternatives. Par exemple : « Ève » hors correction, contre « ’havah » dans la correction.

A propos du tétragramme et des divers dénominatifs « divins » extraits du texte :

Ces différents dénominatifs seront translitérés phonétiquement selon la convention proposée supra.

Concernant le tétragramme : du fait qu’une lecture en soit possible d’après le texte, il sera donc transposé au même titre que les autres dénominatifs « divins ». Malgré le fait que jusqu’alors, soient répandues des transpositions communément admises allant de YHVH à Yahvé en passant par Jehova ou Yehovah, nous nous contenterons de la lecture permise par les vocalisations inscrite dans la version du Codex d’Alep. Cette transcription est conforme aux diverses publications du ‘houmash basée sur ledit Codex.

יְהוָה présente  cinq lectures élémentaires possibles en vertu de ce graphisme. Quatre sont obtenues par extrapolation de l’imprécision d’affectation du vav en troisième position qui pourrait donc se prononcer o, ou, vo, vou. Soit produire : yehoah, yehouah, yehvoah, yehvouah. Sans autre précisions typographiques et conformément à la manière dont sont vocalisés les autres vav du texte marqués d’un signe diacritique de type kamats ‘ָ’ – /ɔː/ – « a », et en vertu de la prononciation hébraïque usuelle de ce genre de signe, il sera prononcé « va ».

En conclusion : la lecture la plus simple, directe et objective sera « yehvah ». De fait, les dérivations adjectivales ou adverbiales seront yehvahique ou yehvahesque et non yahwique ou yahwesque, en conservant toutefois le même sens. En revanche le terme yahwisme, conforme à son sens entendu ainsi que ses dérivés, seront conservés.

Pour rappel : le yahwisme désigne la croyance propagée par l’Ancien Testament, que YHVH doit être considéré comme divinité supérieure unique. Une divinité ou un dieu, désigne une représentation imaginaire d’une entité métaphysique supérieure dotée de pouvoirs surnaturels prétendus, avec laquelle un individu ou une communauté se propose d’interagir de différentes manières et dans des buts variés.

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